Comment aider ŗ la conservation des fauves en afrique ?


Reponses:
Bonjour,

Le sujet des fauves est assez problématiqe en Afrique. Certains organismes comme l'IGF essaient d'étudier les populations de fauves. Pour celà ils font appel aux guides de chasse car ils sont sur le terrain environ 8 mois par an. Etant guide de chasse, je sais de quoi je parle.
Nous faisons des recenssements d'animaux grave aux observations de visu ou grace aux différents indices de présence (traces laissés sur le sol, déjections, carcasses de proies.) C'est un travail assez long et difficile car les fauves sont des animaux difficiles à observer.
Pour faire un bilan des différentes espèces:
- le Lion:
Les populations ont √©t√© mises √† mal √† cause des √©leveurs nomades (les Peuls) Apr√®s les diff√©rentes √©pid√©mies de poste bovine, les lions se sont mis √† attaquer les troupeaux car les z√©bus sont des proies faciles et pr√©sentes en tr√®s grand nombre. Du coup, les √©leveurs ont empoisonn√© les carcasses. Tous les charognards dont le lion fait partie, ont √©t√© d√©cim√©s. Les hy√®nes, les lions, les chacals, les vautours ont tous trinqu√© et il y a des secteurs au Nord Cameroun o√Ļ on ne voit quasiment aucun de ces animaux. Le lion est utilis√© aussi dans les pharmacop√© traditionelles (les moustaches r√©duites en poudre dans de la soupe provoquent des oclusions intestinales et le coeur de lion, ce n'est pas une blague, donne courage a celui qui lemange) par contre sa viande n'est pas appr√©ci√©e
- la Panthère (ou Léopard)
Les populations de léopards se portent bien dans certaines régions et même parfois trop bien car elles s'attaquent parfois au ovins des villages. Elles ont profité de la diminution du nombre de lions car les 2 espèces ont du mal à cohabiter lorsqu'il y en a trop
- le Guépard
C'est une espèce quasioement en voie d'extinction. Certains scientifiques développent la théorie suivante: le léopard est à un stade tellement avancé de son développement génétique que la diminution du nombre de proies risque de faire chuter la population de guépard. En effet, le guépard s'est adapté de manière à courser les antilopes les plus rapides comme les impalas et dans certains secteurs, le braconnage est tel que le guépard est une victime indirecte des chasseurs locaux et des chasseurs étrangers au pays.

il faut savoir que dans l'appelation "fauve" on intègre aussi l'éléphant, le buffle, le rhinocéros et parfois l'hippopotame car tous sont capables de rendre la monnaie de leur pièce au chasseur imprudent qui blesse un de ces animaux. Les populations d'éléphants se portent relativement bien dans certains pays tandis que dans d'autre ce n'est pas terrible. Dans certaines régions d'Afrique des éléphants causent de très gros dégats aux cultures des populations locales. Les buffles se portent bien mais les populations seront mises àmal si une nouvelle épidémie de peste bovine ou de "foot and moose dicease" se déclare. Les hippopotames se portent bien sauf lorsque des conflits éthniques dciment les populations comme au Congo. Les rhino noir sont éteints ou sur le point de l'être en Afriqe centrale mais en Afrique australe, les Sud Africains et les Namibiens ont bien fait leur art de gestion et les populations se portent bien.

La chasse a fait beaucoup de mal par le passé en affaiblissant les populations animales car il n'y avait aucune gestion. De nos jours, la hasse est gérée par les gouvernements locaux et les abus sont sanctionnés. De plus certains organismes de chasse très puissant comme le SCI (Safari Club International) traquent les personnes qui abusent.

Les locaux par contre ne comprennent toujours pas que les "animaux ils peuvent finir" comme ils disent. Du coup on trouve très osuvent en brousse des animaux blessé avec des cables d'acier, des chevrotines. Pour eux, le bétail est une source de richesse et non une source de protéines. Les animaux de brousse donc la viande de gibier est la source de protéines. Il est difficile de leur faire comprendre que ces animaux ont une autre valeur que nutritive. C'est ce que des associations comme l'IGF essaient de faire comprendre aux populations locales.

Je ne saurais que vous conseiller de contacter l'IGF à Paris à l'adresse suivante si vous désirez vous investir dans la sauvegarde des faves en Afrique.
Fondation IGF
15 rue de Téhéran
75008 Paris
tel: 01 56 59 77 55
fax: 01 45 63 32 94
igf@fondation-igf.fr
En demandant aux africains de ne plus les tuer pour vendre leur peau et autre
Les Africains doivent sortir de la pauvreté et comme cela ils n'y auront plus à éliminer les animaux pour en consommer la viande. Tant qu'il y aura la pauvreté, la vie humaine valant plus, ils continueront, quelque soient les mesures, à éliminer les animaux
Plus il y aura d'humain et moins les animaux auront de place, c'est évident.
On créé donc des réserves qui ne sont d'une part pas respectées et d'autre part qui au vu de leurs évolutions ressembleront tout juste à de grands zoos.

Les africains ne tuent pas spécialement les fauves pour leur viande, par contre les singes oui, ce que l'on appelle la viande de brousse.
Les fauves sont tués quand ils sont dangereux, la plupart du temps c'est quand ils sont vieux et approchent des villages à la recherche de proies faciles (enfants.), mais cela rejoint le premier problème, les villages se développant de plus en plus il faut se poser la question de savoir si ce ne sont pas les villages qui approchent les fauves ?

Enfin le braconnage n'a de sens pour un pauvre africain que s'il y a un riche occidental pour constituer la demande à l'autre bout de la chaine afin de faire un beau tapis, c'est la loi de l'offre et de la demande !
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